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:: la dissertation philosophique ::

:: la dissertation philosophique ::

 

En premier lieu, un sujet de dissertation est une question posant problème, lequel doit avant tout être construit : il s’agit de problématiser le sujet,  première des conditions de la dissertation.

Le problème construit, le  développement de la dissertation va procéder à l’examen critique de trois thèses principales, successivement exposées et soutenues, c’est-à-dire, par nécessité, démontrées, et étant ordonnées, en raison de la tension vers la vérité sous-tendant toute réflexion philosophique, de la moins fondée — la moins vraie ― à la plus fondée — la plus vraie.

Nous décrirons tout d’abord les modalités d’une prise en main : comment il faut se saisir du sujet afin de parvenir à le problématiser — c’est là la tâche préalable, devant être accomplie au brouillon, à l’élaboration de la dissertation proprement dite (1). Puis, nous exposerons comment la dissertation en tant que telle doit être organisée et présentée (2).

 

1. Analyse préalable (au brouillon) du sujet de dissertation en vue de sa problématisation et de l’élaboration du plan

Il est indéniable qu’on se détermine dans le choix d’un sujet — je rappelle qu’au Bac trois sujets au choix sont proposés —, en fonction de la ou des notion(s) qui sont contenues dans son énoncé ― de son contenu, donc. Pour autant, la première des consignes de cette méthodologie est, une fois le sujet choisi, de faire dans un premier temps abstraction du contenu de son énoncé — de la ou des notion(s) qui y sont contenues ―, pour ne considérer d’abord que sa forme, c’est-à-dire la façon dont il est formulé : il s’agit, en premier lieu, d’identifier le type de question dont il s’agit, de sorte à en tirer tous les enseignements possibles.

Cette démarche se justifie en ceci qu’en différant le moment de considérer les notions sur lesquelles porte le sujet, pour analyser d’abord la façon dont la question est formulée, on s’assure de prendre en considération la spécificité de celle-ci et on se prémunit contre le risque de transformer la question en une autre — chaque sujet étant spécifique, il appelle un traitement spécifique ; aucun sujet n’est semblable à un autre. Par ailleurs, comme nous l’allons vérifier, l’analyse de la forme d’un sujet fournit, le plus souvent, de précieuses indications quant au type de problème posé par ce sujet, voire quant au type de plan à adopter.

 

a. Analyse de la forme du sujet de dissertation

De sorte à faciliter ce premier niveau d’analyse, signalons dans ce qui suit les principales formes de sujets possibles et, pour chacune d’elle, ce que nous enseigne son identification.

Précisons toutefois que la typologie suivante n’envisage que les principales formes de sujets et, partant, n’est en aucun cas exhaustive. Soulignons aussi que, fréquemment, les sujets de dissertation sont, du point de vue de leur forme, mixtes, c’est-à-dire allient plusieurs formes.

Typologie des principales formes des sujets de dissertation :

- Sujets dérivés de la question d’essence (« qu’est-ce que… ?) : sujets d’identité, sujets restrictifs et sujets exclusifs :

-  sujets d’identité (A = B ?) : lorsqu’il est demandé si A est identique à B, c’est, en raison du caractère problématique du sujet, qu’ A et B ne sont ni strictement identiques, ni strictement différents — serait-ce le cas, la question ne serait pas vraiment problématique et n’appellerait pas, en vue de son traitement, une dissertation,

C’est donc qu’en une certaine mesure l’identité peut certes être reconnue (démontrée), sans toutefois que celle-ci vaille absolument, mais seulement de façon relative et conditionnelle. Il s’agit donc de déterminer ce qui permet de poser l’identité, ce qui justifie au contraire de la limiter et, donc, de la contester, pour en venir à interroger, puisque le rapport ne saurait être d’identité stricte, quelle est alors, de façon plus fondée, sa nature.

-  sujets restrictifs (A n’est-il que B ?) : en ce cas, le sujet, d’abord, contient deux présupposés lesquels devront être dans la dissertation considérés : il présuppose que A est identique à B, tout en présupposant aussi que cette identité ne vaut que dans une certaine mesure, ne vaut que relativement et conditionnellement. Ainsi s’agira-t-il de limiter l’identité en faisant apparaître de quel point de vue elle est contestable et en déterminant quelle thèse — concernant l’essence de A — est plus fondée que celle consistant à reconnaître en B cette essence. La réflexion se trouvera alors face à deux identités (A = B et A = C), dont il s’agira d’interroger les rapports.

-  sujets exclusifs (A=B ou bien A = C ?). Ce types de sujets semblent inciter à examiner séparément chacun des termes de l’alternative — de l’exclusion —, c’est-à-dire à organiser le plan sur le mode I. A = B / II. A = C (ou l’inverse). Or, on est au contraire fondé à poser la règle selon laquelle la totalité du sujet doit être considéré en chaque moment de la dissertation et, partant, à récuser la démarche analytique (d’inspiration scolastico-cartésienne) comme peu conforme à l’esprit de la dissertation philosophique, lequel impose au contraire de traiter toute question comme constituant une totalité. C’est pourquoi, chacun des termes de l’alternative présentant une part de vérité (sinon, le sujet ne serait pas problématique), la démarche de traitement d’un tel type de sujet doit conduire à un trajet du type I. A = B > A = C / II. A = C > A = B (ou l’inverse, selon ce qu’on peut établir à titre de thèse la plus fondée), pour en venir en un troisième moment à réconcilier-dépasser les termes de l’exclusion.

- Sujets d’existence, de réalité (A existe-t-il ?). De tels sujets demandent, afin de les problématiser, de se rappeler le principe selon lequel on n’est fondé à affirmer l’existence de quelque chose que si et seulement si cette chose est l’objet d’une expérience sensible possible (que si et seulement si il est possible d’en faire l’expérience sensible). Car, quelque chose peut fort bien être pensable (définissable) sans pour autant qu’elle puisse être donnée dans l’expérience sensible et, en ce cas, tout au plus est on fondé à formuler à son propos un jugement de possibilité, un « jugement problématique » (« il est possible que… », « l’existence de cette chose est possible »), mais, en aucun cas, un jugement d’existence, un « jugement assertorique », pour parler comme Kant : on ne peut dire que cette « chose » soit (réelle), existante.

Ainsi ne peut-on pas davantage, par exemple, affirmer l’existence de Dieu que celle de l’inconscient, l’un comme l’autre n’étant guère donnés dans l’expérience sensible. L’inconscient, par exemple, étant, par définition, ce dont on n’a pas conscience, ce qui n’apparaît pas à la conscience, ce dont on ne saurait partant faire l’expérience, ce ne serait qu’au prix, du moins au premier abord, d’une contradiction qu’on en affirmerait l’existence et telle serait la direction à emprunter afin de problématiser un sujet comme « Y a-t-il un inconscient psychique ? ».

-  Sujets de possibilité et de nécessité (Peut-on … ?, Faut-il… ?, etc.). Nous abordons ensemble les sujets de possibilité et de nécessité, car ils demandent que soit, au premier abord, posée une même question : la possibilité ou la nécessité que le sujet met en question se situe-t-elle dans l’ordre de notre rapport théorique — relève-t-elle de la théorie ? — ou dans l’ordre de notre rapport pratique au monde, à l’être ― relève-t-elle de la pratique ? —, ou, troisième cas, ne relèvent-elle pas des deux ?

Rappelons que se trouve ici désignée comme « théorie », dans la filiation de la θεωρία platonicienne, habituellement traduite par « contemplation intellectuelle », ce qui concerne la pensée et la connaissance ; la « pratique », quant à elle, renvoie aux actions humaines, c’est-à-dire, la philosophie ne se contentant certes pas de décrire ce qui est, comme nous y avons insisté, mais s’interrogeant sur les fondements, aux règles pouvant être reconnues comme devant déterminer les actions humaines, et donc, principalement, à la morale et au droit.

Pour dégager à partir de ces distinctions ce que mettent généralement en jeu les sujets de possibilité et de nécessité, nous pouvons dire que :

. les sujets portant sur une possibilité relevant de la seule théorie demandent si ce qui est en question est pensable, c’est-a-dire conforme au principe (logique) de non-contradiction ; ce qui, d’un strict point de vue théorique, ne saurait être possible, pensable, serait en effet contradictoire, c’est-à-dire absurde ;

. les sujets portant sur une possibilité ou une nécessité relevant de la pratique demandent eu égard à quelle(s) règle(s) pratique(s) (morale, juridique…) l’on peut — il est licite de, on a le droit de — ou l’on doit — l’on a le devoir d’ — agir de telle ou telle façon, ou, au contraire l’on ne peut pas, l’on ne doit pas (interdit) agir de telle ou telle façon.

Il peut arriver qu’une question de possibilité ou de nécessité renvoie à la fois à l’ordre de la théorie et à celui de la pratique (ainsi le sujet « Peut-on se mentir à soi-même ? », lequel demande tout à la fois si cela est possible théoriquement — si s’induire soi-même en erreur ne serait pas à ce point contradictoire que cela ne serait pas même possible —, et si on en a — moralement — le droit). Dans ce cas de figure, il est impératif du fait de la règle selon laquelle, s’il ne faut traiter dans la dissertation que le sujet, celui-ci doit être traité sous tous ses aspects — il y a, dans le cas contraire, traitement partiel du sujet, ce qui est lourdement pénalisé) —, il est donc impératif que la dissertation traite chacun des aspects, théorique et pratique, de la question posée.

- Sujets de condition : ces sujets peuvent être, par exemple, formulés sur le mode « Faut-il… pour… ? », « Suffit-il… pour… ? », « Est-il nécessaire de… pour… ? », etc.

Un rapport de condition peut être formalisé ainsi : A => B, où A est la condition et B, le conditionné.

Afin de découvrir le problème que de tels sujets posent, il convient dans un premier temps de se demander si la condition sur laquelle porte la question est une condition suffisante ou une condition simplement nécessaire.

Une condition est suffisante lorsqu’elle suffit à permettre son conditionné (= ce qu’elle conditionne, ce qu’elle permet) ; une condition en revanche n’est que nécessaire, lorsque le conditionné la nécessite à titre de condition, mais qu’elle ne suffit pas pour autant à le permettre : une autre condition au moins est du coup nécessaire (il est nécessaire, par exemple, qu’il fasse froid — condition nécessaire — pour qu’il neige — conditionné —, mais le froid n’est qu’une condition simplement nécessaire pour qu’il neige, car, pour qu’il neige, il faut aussi, au moins, une autre condition, elle aussi nécessaire : que le temps soit sec : il peut fort bien faire froid, sans que pour autant il neige, si, par exemple, le temps est humide).

Ainsi, le sujet « Suffit-il d’avoir des droits pour être libre ? », par exemple, en interrogeant sur les conditions de la liberté soulève-t-il comme problème l’insuffisance de la condition « avoir des droits » : il est sans nul doute nécessaire d’avoir des droits pour être libre — on ne saurait être libre sans avoir de droits —, mais, pour autant, une autre condition est nécessaire pour être libre. Laquelle ? Voilà ce sur quoi interroge le sujet. S’il faut avoir des droits pour être libre, sans doute, et même si cela est paradoxal, est-il nécessaire d’avoir aussi des devoirs, autre condition : la liberté de l’homme en société suppose en effet un équilibre des droits et des devoirs, ce qu’il faudrait sans nul doute établir à un moment ou un autre de la dissertation, probablement dans le troisième moment.

- Sujets de causalité et de finalité : ces sujets sont souvent formulés sur le mode  « Pourquoi… ? » (ils ne sont pas si courants que cela).

Même si le rapport entre une cause et sa conséquence se formalise de la même façon que le rapport entre une condition et son conditionné (A => B), il importe de distinguer la cause de la condition : une cause produit matériellement sa conséquence, tandis que la condition ne relève pas tant de la réalité matérielle que de la pensée (c’est là un effet de l’évolution historique de la notion de cause qui, si elle n’était pas, à l’origine — dans la conception aristotélicienne de la quadruple causalité —, distinguée de la condition, en est venue par la suite à ne plus désigner que ce que la Scolastique appelait la « causa efficiens » — la cause efficiente —, c’est-à-dire précisément cette opération qui, agissant sur la réalité matérielle, fait advenir quelque chose : la cause efficiente de la statue, par exemple, est le travail accompli par le sculpteur sur la matière, la pierre ou le marbre).

Lorsqu’on se trouve en présence d’un sujet de la forme « Pourquoi…? », il importe afin de parvenir à sa problématisation de se demander en premier lieu si ce qui est en question est la cause, la fin (= le but) ou les deux.

Par exemple, face au sujet « Pourquoi parle-t-on ? », il convient de se demander en premier lieu si le mot « Pourquoi ? » a le sens causal, le sens final (il renverrait en ce sens au but) ou les deux. A prendre les choses de façon absolue, cela pourrait être les deux, mais, si l’on entend la question au sens causal, on s’aperçoit alors du peu d’intérêt philosophique qui serait le sien — la cause de la parole, ce qui la produit, ce sont les organes de la phonation…). C’est pourquoi, afin de parvenir à problématiser ce sujet, il faudrait assumer de ne pas le considérer comme une question portant sur la cause, mais seulement sur le but : ce qui est ici en question, c’est la finalité de la parole. S’impose alors l’évidence selon laquelle nous parlons dans le but de communiquer, mais, et là réside le problème soulevé par ce sujet, une telle thèse, fût-elle celle dont le bon sens trouverait à se contenter, a tout lieu de paraître fort réductrice : sans doute s’interdit-on de saisir ce qu’est la parole, aussi longtemps qu’on la réduit à un moyen dont la finalité est la communication…

*

Nous avons fait le tour dans ce qui précède des principales formes possibles de sujets. Les indications qui ont été données à propos de chacune de ces formes avaient pour but de souligner ce que l’on peut, d’ores et déjà, apprendre d’un sujet de dissertation et du problème qu’il pourrait bien soulever, en identifiant sa forme et en tirant de cette identification autant d’enseignements que possible. Cela justifie la recommandation faite par la présente méthodologie : il s’agit, dans le but de sa problématisation et de l’élaboration du plan de la dissertation, de toujours commencer à analyser un sujet de dissertation en en considérant la forme, pour ne considérer son contenu que dans un deuxième temps. Ce ne sera qu’une fois que le sujet aura été analysé, tout d’abord du point de vue de sa forme, puis de son contenu, qu’en faisant la synthèse des deux niveaux d’analyse, on parviendra à clairement identifier le problème qu’il soulève et à formuler explicitement ce problème.

Nous considérons donc à présent comment procéder à l’analyse du contenu du sujet de dissertation.

 

b. Analyse du contenu du sujet de dissertation :

L’analyse du contenu suppose en un premier temps que soient identifiées la ou les notions contenues dans le sujet et sur lesquelles celui–ci porte.

La règle générale est que tout sujet de dissertation comporte dans son libellé au moins une notion figurant au programme. Outre la notion (ou les notions) normalement au programme contenue(s) dans la formulation du sujet, il est fréquent d’y trouver aussi d’autres notions.

Il convient donc, dans un premier temps de les identifier, puis de produire soigneusement et précisément le concept de chacune d’elles (cf. I. 4. L’encerclement des significations sur ce qu’est un concept et la méthode à suivre pour produire un concept).

Le travail de production des concepts contenus dans l’énoncé du sujet doit nécessairement conduire à mettre en évidence les rapports que ces concepts entretiennent entre eux : il faut impérativement que la définition de chacun des concepts soit suffisamment précise pour que ces rapports apparaissent clairement. Sans cela, l’analyse du contenu du sujet demeure inaboutie.

 

c. Synthèse des deux niveaux d’analyses : identification et formulation du problème :

Une fois qu’il a été successivement procédé à l’analyse de la forme du sujet, puis de son contenu, il s’agit de parvenir à synthétiser l’ensemble des éléments qu’ont fait apparaître ces analyses, à les rassembler dans un énoncé interrogatif (une question) ou, de préférence, conditionnel (du type « il se pourrait que… », « on serait fondé à se demander si… »), tout à la fois clair, précis et concis (trois, quatre ou cinq lignes). Cet énoncé est le problème que pose le sujet, en d’autres termes il rend explicite cette difficulté inhérente au sujet, c’est-à-dire ce qui interdit de pouvoir répondre immédiatement et de façon satisfaisante à la question (cf. I. 1 Le lancer des questions).

Ce travail de problématisation est incontestablement la première grande difficulté de la dissertation, mais il en est la condition absolument nécessaire : si le sujet n’est pas convenablement problématisé, jamais il ne pourra être traité de façon satisfaisante.

Si on ne parvient pas à identifier et à formuler le problème, ce que les deux niveaux d’analyses préalables permettent de préparer, c’est que ces analyses n’ont pas été pratiquées de façon suffisamment précise et rigoureuse. Il faut dans ce cas reprendre ces analyses, en tâchant de les compléter et de les préciser, pour réitérer ensuite l’effort de réflexion devant aboutir à la formulation du problème.

 

d. Elaboration du plan, du trajet :

Une fois que le problème a été identifié et formulé — que le sujet a été problématisé —, le plan, le trajet du développement doit apparaître : il s’agit des trois thèses qui vont être successivement exposées, démontrées et interrogées dans le cadre du développement de la dissertation (cf. I .2. L’assomption des thèses).

Plusieurs précisions doivent être apportées :

- Les deux premières thèses apparaissent en général de façon immédiate : le sujet, pour peu qu’il ait été correctement problématisé, rend nécessaire que soient soutenues cette première thèse, puis cette deuxième thèse. La thèse qui sera quant à elle présentée dans le troisième moment est bien souvent beaucoup moins évidente (contrairement aux deux premières, il y a plusieurs possibilités de troisième thèse) ; trouver cette thèse est sans nul doute la deuxième grande difficulté de la dissertation).

- Il importe de se rappeler à ce propos que les trois thèses doivent être ordonnées — de la moins fondée (la plus discutable) à la plus fondée (la moins discutable, la plus vraie, si l’on veut), car le plan de dissertation doit être ce trajet, ce cheminement, qui, partant d’une première thèse, possédant certes sa part de vérité, mais se révélant à l’examen discutable, conduit in fine à une position beaucoup plus réfléchie, beaucoup plus fondée (la troisième thèse) : cette progression est précisément ce qui donne un sens à l’exercice de la dissertation.

- La troisième thèse doit donc marquer ce progrès de la réflexion, qui justifie l’effort même de la dissertation : elle ne doit en aucun cas se contenter de répéter des éléments de la première et de la deuxième thèse, mais bien, tout en procédant d’elles, constituer une position radicalement nouvelle (on parle souvent à ce propos du « dépassement » des deux thèses précédentes par la troisième). Ainsi la troisième thèse donne-t-elle souvent l’impression de déborder quelque peu le cadre de la question posée, et cela fort légitimement, dans la mesure où elle renouvelle le regard habituellement porté sur cette question (en aucun cas, pour autant, il ne faut qu’elle donne l’impression de se situer totalement hors de ce cadre, car elle serait alors hors-sujet).

- On présente souvent le plan de dissertation comme consistant dans l’enchaînement thèse-antithèse-synthèse (plan dialectique). La présente méthodologie n’a nullement posé en exigence de principe que le trajet de la dissertation consiste en un tel type d’enchaînement. Cela étant et pour peu qu’il soit procédé comme indiqué, il apparaîtra que, sans l’avoir cherché, le trajet de la réflexion consistera en effet le plus souvent en un tel enchaînement, car il est la démarche même de toute réflexion véritable

Ici s’achève la description de ce qu’il y a à faire, préalablement à sa rédaction, c’est-à-dire au bouillon, pour pouvoir réaliser la dissertation. Vont être présentées dans ce qui suit les exigences concernant l’organisation et la présentation de la dissertation.

 

2. Organisation et présentation de la dissertation

La dissertation doit être présentée comme indiqué ci-dessous :

 

diss

 

 

 

 

1. Dans chaque moment du développement, on commence par formuler la thèse que l’on va chercher à démontrer ; on la formule donc tout d’abord à titre d’hypothèse (sur le mode, « nous allons chercher à montrer, en ce premier/deuxième/troisième moment que… »), dans la mesure où elle n’est donc pas encore démontrée, mais précisément en attente de démonstration. Puis, l’on procède à la démonstration ― sur le mode de la démonstration déductive, et exclusivement sur ce mode — de cette thèse.

2. Dans chaque transition, on commence par rappeler la thèse qui vient d’être démontrée dans la partie s’achevant, puis on souligne l’insuffisance d’une telle thèse eu égard au problème que pose le sujet, ce qui demande donc de rappeler le problème ; enfin, on annonce la thèse qui va être exposée et démontrée dans la partie suivante : il y a donc trois choses à faire dans la transition.

Il importe de bien comprendre l’esprit de la transition : si, après avoir considéré une thèse dans la partie qui s’achève, une autre thèse va être considérée dans la partie suivante, c’est bien parce que la première était insuffisante, en d’autres termes parce qu’elle ne résolvait pas de façon satisfaisante le problème que pose le sujet, ce qui justifie donc qu’une autre thèse soit considéré dans la suite, thèse dont on escompte qu’elle résoudra pour sa part le problème de façon plus satisfaisante ― et cela doit être en effet le cas. Tel est l’esprit de la transition, esprit dont doit découler sa rédaction.

3. L’introduction doit comporter quatre moments : il s’agit tout d’abord, en partant d’un cas particulier (il peut s’agir d’une situation, d’actualité notamment, d’un exemple, d’une référence, d’une citation) d’attirer l’attention sur l’enjeu du sujet : si ce sujet est proposé, c’est que cette question se pose ; voilà ce que doit s’employer à souligner, en mettant en exergue un cas particulier, le premier moment de l’introduction. Le sujet doit ensuite ― deuxième moment de l’introduction ― être formulé tel quel (aux quelques modifications syntaxiques requises près ; par exemple : « C’est pourquoi l’on se demandera si une démonstration peut en contredire une autre. »). On formule ensuite ― troisième moment de l’introduction ― le problème que soulève le sujet, tel qu’on l’a d’ores et déjà rédigé au brouillon (par exemple : « Le problème que soulève cette question réside en ceci que…). Enfin ― quatrième moment de l’introduction ―, on annonce les trois thèses (dans l’ordre) qui seront successivement considérées dans le développement (par exemple : « Nous verrons dans un premier moment qu’il se pourrait que…. Toutefois, dans un deuxième moment, nous chercherons à établir que… Enfin, dans un troisième et dernier moment, nous tâcherons de montrer que… »).

4. La conclusion doit être comprise comme reprenant les étapes de l’introduction, à deux exceptions près et, de surcroît, à rebours : elle comporte trois moments. Il s’agit ― premier moment de la conclusion ― de commencer par faire le bilan de ce qui a été successivement démontré au cours du développement, c’est-à-dire de redire chacune des trois thèses (dans l’ordre), de façon affirmative cette fois, dans la mesure où chacune a été démontrée dans le développement. Lorsque la troisième thèse ― celle qui a été soutenue dans le troisième moment du développement ― est rappelée, il convient de rendre explicite qu’elle est assumée comme étant celle qui apporte la solution la plus satisfaisante au problème, celui-ci devant par conséquent être rappelé à son tour ― deuxième moment de la conclusion. Pour autant et dans la mesure où, comme cela a été souligné dans le liminaire du présent cours, un problème philosophique ne saurait trouver de réponse définitive, de solution qui vaille absolument, celui qui a été traité dans la dissertation qui s’achève n’a pu être totalement résolu ; en d’autres termes, malgré l’effort de la réflexion qui a été accompli, subsiste encore en ce problème quelque chose de non résolu, de problématique : c’est ce que doit s’attacher, pour finir, à formuler la conclusion ― troisième moment de la conclusion.

Ce dernier moment de la conclusion qui, pour reprendre les formulations qui relèvent des habitudes scolaires, se trouve souvent désigné comme « ouverture » constitue sans doute la troisième grande difficulté de la dissertation. Disons qu’il s’agit de formuler une interrogation découlant de l’effort de réflexion accompli, interrogation que laisse subsister la troisième thèse soutenue, la plus satisfaisante des trois, pourtant. Il faut que cette interrogation soit tout à la fois un nouveau problème ― et non une simple redite de celui qui a été traité ―, tout en entretenant avec ce dernier un rapport étroit.

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Discussion

14 commentaires pour “:: la dissertation philosophique ::”

  1. Bonjour,
    Je ne sais pas si vous avez sur ce site la méthode concernant l’étude de texte, je l’ai cherchée, en vain puisque je ne suis pas parvenue à la trouver. Alors, soit j’en suis à un degré supérieur de nullité, soit vous ne l’avez pas rédigée. Dans ce dernier cas, je vous serai très reconnaissante si vous aviez le temps de la rédiger avant juin, car la méthode que j’ai prise en note ne me convient pas vraiment.
    PS: Ne vous inquiétez pas pour l’étude de texte à rendre pour la rentrée, je me contenterai de ce que j’ai écrit en cours!

    En vous remerciant,
    Margaux Empinet.

    Posté par Margaux Empinet | avril 13, 2009, 13 h 35 min
  2. Bonjour,

    vous nous avez actuellement donné une dissertation à faire pendant les vacances. J’ai commencé à m’y intéresser de plus près et relu plusieurs fois la méthodologie, cependant j’ai une petite question : j’aimerais savoir si possible si dans celle ci on peut citer des épigraphes de philosophes afin de compléter la dissertation ?

    merci,
    M.P., TES1

    —————

    Je réponds ici à votre question, de sorte à ce que ces précisions soient faites publiquement.

    Il semble tout d’abord que vous fassiez une confusion à propos de ce qu’est une épigraphe. Je vous rappelle qu’il s’agit certes d’une citation, mais qu’on place en tête d’un écrit, de sorte à en indiquer l’esprit, sans que celle-ci soit expliquée, ni commentée. Ne confondriez-vous pas une épigraphe et une citation ?

    Vous n’avez pas manqué de voir que le cours de méthodologie de la dissertation philosophique recommande, à titre de premier moment de l’introduction, que celle-ci débute le cas échéant par une citation ― c’est l’une des possibilités indiquées. Vous pouvez éventuellement voir là ce qui correspondrait à l’épigraphe inscrite en tête d’un livre, d’un chapitre ou de tout autre écrit. A ceci près qu’il s’agit par cette citation initiale de souligner l’enjeu du sujet, de montrer que la question en effet se pose, ce qui suppose que ladite citation soit (brièvement) expliquée, de sorte à souligner la relation qu’elle entretient avec le sujet.

    Si votre question porte sur l’usage et la place des citations dans le cadre de la dissertation, il convient tout d’abord d’insister sur le fait qu’une citation n’a aucune valeur démonstrative : lui en attribueriez-vous une que vous ne procéderiez pas sur le mode déductif du raisonnement, ce qui constituerait un manquement majeur aux exigences proprement philosophiques de l’exercice. En chaque moment du développement, il s’agit au contraire de démontrer déductivement une thèse, laquelle doit tout d’abord être énoncée à titre d’hypothèse. La démonstration faite, une citation peut tout au plus illustrer la thèse qui vient d’être démontrée : cette illustration n’est certes pas nécessaire, mais constitue l’occasion de situer la thèse que vous venez de soutenir dans l’histoire de la philosophie, par la référence à un auteur dont vous citez, donc, l’un des propos. En tout état de cause, une citation doit toujours être expliquée, ce qui, du même coup, la justifie.

    Posté par Alain Avello | octobre 26, 2010, 16 h 44 min
  3. Bonsoir Monsieur Avello,

    Vous avez donné ce sujet capricieux “faut-il aspirer à la certitude?” et je ecrit qqch de genre d’une dissertation. Pourquoi “du genre”? Parce que en effet je fais toutes mes réflixion en russe car c’est la langue qui me pose pas des problemes; sauf que en traduisant le mot certitude en russe je reçoies une traduction dans le sens de “être sûr de qqch” par example je suis sûr que je m’appele H., mais aussi dans un autre dictionnaire ça me donne une certitude qui est equivalente de la vérité absolue.
    En ecrivant cela j’ai l’esperance que vous pouvez m’indiquer de quelle certitude on parle, parce que c’est vrai que la traduction est une violence sur la langue.
    Merci en avance, j’espere que avec votre réponse je pouvais clarifier ma dissertation!!

    M.H. de TL2

    ———–

    Bonjour,

    je sais que mes remarques sur la traduction et sur l’irréductibilité essentielle d’une langue à une autre vous ont particulièrement parlé. Mais, ce qui en découle, c’est que vous devez aussi peu que possible adopter la démarche consistant à penser en russe pour, ensuite, chercher à traduire en français. Car, ce faisant, vous vous exposez d’une part et inévitablement à l’approximation de la traduction, d’autre part vous vous interdisez de réellement vous approprier les significations des termes (français) sur lesquels vous avez pourtant à vous interroger.

    Très concrètement, je puis vous assurer que la démarche que vous adoptez, consistant à travailler avec un dictionnaire bilingue n’est qu’illusoirement la bonne. Le recours à un tel dictionnaire constitue certes un secours dans le cas où le sens d’un mot français vous échappe, mais, dans la mesure, où il s’agit, en vue notamment de la réflexion philosophique, de saisir la signification d’un mot français et, souvent, la pluralité de ses significations, vous n’y pourrez parvenir qu’en travaillant avec un dictionnaire unilingue (français).

    Je mesure bien qu’il vous apparaîtra plus difficile de procéder de la sorte, mais je puis vous assurer que c’est ainsi, pourtant, que vous parviendrez progressivement à investir avec précision les significations des termes français, condition non seulement d’une progression dans la maîtrise de la langue, mais aussi de la possibilité d’y déployer une réflexion philosophique rigoureuse.

    Concernant à présent le point où vous en êtes dans votre réflexion sur la « certitude », il semble que vous en ayez d’ores et déjà saisi deux niveaux de signification : « certitude » désigne en effet une vérité d’un type supérieur, une « vérité absolue », si vous voulez ; ce caractère de la vérité certaine tient en effet à ceci que ce dont on est certain, on le sait, tout en étant à ce point conscient de le savoir ― d’être dans le vrai ― qu’on n’en peut douter (ainsi savez-vous avec certitude que vous vous appelez H., et ce savoir, vous paraît-il, n’a nullement lieu d’être mise en doute, tant il est assuré de lui-même ― tant c’est là une certitude). Vous êtes donc incontestablement sur la bonne voie ! Mais vous devez poursuivre l’analyse de la notion de « certitude » en vous demandant s’il n’y aurait pas de « fausses certitudes », c’est-à-dire des représentations (mentales) qui nous apparaîtraient comme vraies, dont nous serions certains, car pleinement conscients et assurés de leur vérité, mais cela de façon illusoire, c’est-à-dire tout en étant en réalité dans le faux. Il est en effet nécessaire de pousser jusqu’à ce point l’analyse de la notion de « certitude » pour parvenir à problématiser le sujet « Faut-il aspirer à la certitude ? ».

    Persévérez dans l’effort, et vous réussirez !

    Posté par Alain Avello | novembre 1, 2010, 11 h 39 min
  4. Auteur : Pauline TS3
    Mr Avello,
    Après avoir relu la méthode de la dissertation,et étant arrivée à la conclusion de la dissertation à rendre, je “bloque” sur la méthode de la conclusion : je ne sais pas s’il faut redire chaucune des trois thèses et dégager l’essentiel de ce qui a été di dans le développement, ou alors, redire ces trois thèses, mais en les reformulant afin de les énoncés de façon affirmative,sans répéter l’essentiel du contenu du développement? Pouvez-vous m’aider?

    Bonjour,

    il suffit, en effet, dans la conclusion, de redire chacune des trois thèses, sur un mode affirmatif (contrairement à celui sur lequel elles ont été annoncées dans l’introduction), puisque ces thèses ont été démontrées dans chacun des moments du développement.

    AA

    Posté par Alain Avello | novembre 2, 2010, 17 h 13 min
  5. Merci beaucoup, j’ai eu la réponse que j’attendais.

    Posté par Pauline TS3 | novembre 2, 2010, 19 h 25 min
  6. Bonjour Mr Avello,
    Je me permets de vous écrire car j’ai commencé la dissertation dont le sujet est ” Suffit-il qu’un accord entre les hommes se produise pour que le vrai soit atteint” et je me trouve en difficulté face à la production du concept d’ « accord entre les hommes ». En effet, après avoir fait l’analyse de la forme du sujet, j’ai tenté d’en analyser le contenu, mais après avoir produit les concepts, je ne trouve pas de relation entre eux, c’est pourquoi je pense que mon concept d’accord n’est pas assez précis. J’ai écrit qu’un accord était une entente entre des personnes qui possèdent une même idée, qui auraient donc toutes considéré que cette idée soit vraie. Pourriez-vous m’aider ? Merci de votre réponse.

    Posté par Manon Laidet TS3 | décembre 22, 2010, 18 h 01 min
  7. Bonsoir,

    ne pouvons-nous pas tomber d’accord en tenant ce qui n’est que vraisemblable pour vrai, en nous tenant donc dans une commune illusion quant à ce qui n’a de vérité que l’apparence ?

    Pour nourrir votre réflexion, recherchez ce passage du “Gorgias” où l’accord entre interlocuteurs est reconnu comme critère de l’atteinte du vrai ; recherchez aussi la critique que fait Aristote de la “dialectique” platonicienne, laquelle connotera négativement le terme jusqu’à Kant.

    Bon travail et bonnes fêtes de fin d’année.

    AA

    Posté par Alain Avello | décembre 23, 2010, 1 h 36 min
  8. Bonjour Monsieur! Tout d’abord Joyeux Noel!
    Alors voilà, je vous écris car j’ai un petit problème concernant mes thèses sur la dissertation. J’ai pris le sujet suivant : <>, j’ai problématisé de facon suivante : l’accord entre hommes est-il une condition suffisante pour que le vrai soit atteint? N’y en a t’il pas une autre ? Etre en accord ne signifie pas forcément que nous soyons dans le vrai. Donc dans ma première thèse, je dis que c’est une condition nécessaire, ex : l’accord sur la liberté, il permet d’organiser la société …, mais toute fois dans ma deuxième thèse, je dis que ce n’est pas une condition suffisante, que nous pouvons être en accord mais dans le faux, en enfin je n’arrive pas à me decider sur ma troisième thèse, dois’je me demander si le vrai peut être atteint? ou alors quels sont les critères du jugement du vrai? Pourriez-vous m’aider s’il-vous-plait? Merci d’avance.

    Posté par Sahra Hussain Shah, TS3 | décembre 25, 2010, 16 h 54 min
  9. Bonjour Monsieur! Tout d’abord Joyeux Noel! Alors voilà, je vous écris car j’ai quelques problèmes concernant mes thèses .. j’ai pris le sujet suivant : <>. J’ai problématisé cette question, de façon suivante : l’accord entre les hommes est’il une condition suffisante pour que le vrai soit atteint? N’y en a t-il pas une autre? Est-on forcément dans le vrai dans ce cas? Mes thèses sont donc : 1- l’accord entre les hommes permet d’atteindre le vrai, que toutefois, en 2- nous ne sommes pas forcément dans le vrai, être dans l’illusion, en enfin en 3- je ne sais si je dois m’interroger sur les critères du vrai, ou bien sur la possibilité d’atteindre le vrai? Pourriez-vous m’aider s’il-vous-plait? Merci d’avance.

    Posté par Sahra Hussain Shah | décembre 25, 2010, 21 h 06 min
  10. Bonjour,

    à vous lire, il est manifeste que vous avez saisi le problème soulevé par ce sujet. La problématisation peut toutefois être développée et approfondie. Préférez en outre un seul énoncé de forme conditionnelle, plutôt qu’une suite de questions.

    Concernant votre troisième thèse, veillez à ce que celle-ci s’enchaîne nécessairement aux deux thèses précédentes. Par ailleurs et du fait que vous allez être conduite en deuxième partie à établir l’insuffisance de l’accord entre hommes pour que le vrai soit atteint, il est effectivement justifié, en troisième partie, de soutenir une thèse établissant un critère suffisant de la vérité.

    Bon travail et bonne fin de vacances.

    AA

    Posté par Alain Avello | décembre 26, 2010, 14 h 48 min
  11. Bonjour,
    Je me suis lancée dans l’étude philosophique du texte de Nietzsche, cependant je rencontre quelques problèmes ! je voudrais savoir si dans le problème je dois reprendre l’ensemble des notions; pour ce texte j’ai trouvé ceci : “l’inconnu étant source d’inquiètude,la recherche de la vérité est souvent entretenue par un sentiment de crainte, lequel nous amènerait, par soucis de satisfaction, à conclure que la première cause trouvée serait la bonne. Ainsi ce type d’explication causale ne serait-il pas synonyme de domination et d’exclusion d’autres causes ou explications ?”
    Dois-je être plus précise ou devrais-je apporter des précisions (au sujet des notions) dans la suite de l’etude ?

    Posté par C.B | décembre 29, 2010, 11 h 14 min
  12. Bonjour,

    vous avez incontestablement cerné l’essentiel du texte, cela étant le problème doit être formulé en ayant le souci d’échapper à toute paraphrase.
    Il importe donc, une fois qu’il a été saisi, de le formuler en sélectionnant les concepts principaux et en proposant dans sa formulation des éléments de conceptualisation. Mais vous êtes manifestement sur la voie !

    Bon travail et bonne fin de vacances.

    AA

    Posté par Alain Avello | décembre 30, 2010, 10 h 43 min
  13. bonjours mr Avello,
    j’ étais un de vos élèves l’ année dernière en terminal es2 et je tenais à vous remercier car vos conseil méthodologique sur la dissertation bien que philosophique me sert a moi qui suis en première année d’ histoire énormément, sans vous et sans cette méthodologie, j’ aurais eu beaucoup de mal à comprendre les diffèrentes méthodes. Je tenais également à vous remercier pour vos disgressions bien que desfoix mais très enrigissant surtout sur celles de Platon qui reste une référence de première ordre en histoire et sciences politiques ( option que je suis également ) grâce à vous je possède une base solide sur la république mais également sur le philosopje-roi de celui-ci. j’ ai été tres heureux de vous avoir eu comme “magister” car vos conseils me restent tous les jours utiles.

    un ancien élève reconnaisant , Lucas TESSIEr

    Posté par TESSIER Lucas | septembre 27, 2011, 19 h 06 min
  14. Passé le traumatisme de début d’année avec la “Dinde inductive” de Russel ou l’extase mystique de Sainte-Thérèse-d’Avila, je dois dire que cette année de philo (apocope)a été profitable d’un point de vue intellectuel ! Les Ricolas (et l’hérésie Tic-tac), le tiret cadratin, le tic du doigt dans l’oeil, le chat de Derrida, la cabane en bois d’Heidegger ou encore les parterres de fleurs de Kant vont me manquer !

    Posté par William Chevillon | octobre 7, 2011, 8 h 11 min

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